Des M@P à l’IESTS

Open Badge « Porteurs de M@P »

Le premier stage de formation pour l’obtention de l’Open Badge « Porteurs de de M@P » s’est poursuivi le mardi 4 décembre 2018 à l’IESTS de Nice. La session était consacrée aux Moulins à paroles (M@P)

Le public était composé de 16 personnes. 13 étudiants de l’IESTS : Victoria AVRAMSKI, Léa BIDEAU, Fanny BLAKE, Steeve BLANVALET, Keita FANTA, Roselyne GUILLEMAUD, Delphine GUYOT DE LA POMMERAYE, Kelly MENGI, Elsa MILLOT, Fatou NDEYE, Isabelle PERRIGAULT, Isabelle PRADIER, Adrien ROSTAN. Et 3 invités : Christelle ALIN (qui représentait la Villa Arson), Valentina BORISOVA (qui représentait Francophonia), et  Cédric MAILLOT-JUILLET (étudiant stagiaire chez Ars legendi), 

Ce qu’ils en disent…

Fatou N.: « Cette formation est juste enrichissante ! »

Elsa M.: « Encore un très bon moment passé, une très belle cohésion du groupe et un magnifique projet. »

Isabelle P.: « Magnifique journée, riche, intense, captivante, déroutante par moments. Belles rencontres et jolies retrouvailles avec les poésies de mon enfance. Merci… »

Léa B.: « Motivant, intéressant, interactif et bienveillant ! »

Adrien R.: « Merci encore pour ces échanges remarquables, avec toujours du bon sens lors des réponses proposées (notamment face aux doutes que l’on pouvait avoir). »

Ils nous ont noté…

Nous avons enregistré 9 réponses à notre demande d’évaluation. Les notes obtenues sont les suivantes:

  • Prestation du formateur: 4,3
  • Qualité des contenus (outils et méthodes): 4,1
  • Qualité des échanges: 4,4
  • Bénéfice personnel: 4,1

Moyennes générale: 4,25

La leçon du soir

« J’imagine un soir d’hiver ; une paysanne jeunette en robe noire fait grincer la porte du buffet, en sort un petit cahier perché tout en haut, « le cahier d’André », s’assied près de l’enfant qui s’est lavé les mains. Parmi les palabres patoises, une voix s’anoblit, se pose un ton plus haut, s’efforce en des sonorités plus riches d’épouser la langue aux plus riches mots. L’enfant écoute, répète craintivement d’abord, puis avec complaisance. Il ne sait pas encore qu’à ceux de sa classe ou de son espèce, nés plus près de la terre et plus prompts à y basculer derechef, la Belle Langue ne donne pas la grandeur, mais la nostalgie et le désir de la grandeur. Il cesse d’appartenir à l’instant, le sel des heures se dilue, et dans l’agonie du passé qui toujours commence, l’avenir se lève et aussitôt se met à courir. Le vent bat la fenêtre d’un rameau décharné de glycine ; le regard effrayé de l’enfant erre sur une carte de géographie » (Pierre Michon, Vies minuscules, Gallimard, coll. Folio, 1984, pp. 15-16).