À propos de cjacominoDocteur en sciences du langage. Directeur de l'association Ars legendi

3 réflexions sur “Le facteur n’est pas passé…

  1. clin d’œil aux cours de récré et petite révision des jours de la semaine : l’apprentissage au cœur de l’univers des enfants, j’adhère. Commencer par aller vers l’enfant pour qu’ensuite il ait le goût de nous suivre dans la découverte d’autres lectures est une pédagogie dont j’aime la philosophie

  2. Quand un enfant réussit à syllaber, c’est-à-dire à répéter un vers en frappant dans ses mains pour marquer les syllabes, je sais que je peux lui apprendre à lire. Tandis que, quand il n’y parvient pas, je ne sais pas comment m’y prendre, je suis désemparé. Mercredi dernier, c’était au Foyer de l’enfance de La Trinité (06), Villa La Parenthèse, nous travaillions sur Je te donne de Max Jacob et plusieurs enfants de notre petit groupe montraient de la difficulté à le faire. Une idée m’est venue, je leur ai demandé de se lever, de former un cercle, et j’ai procédé comme pour une comptine d’élimination, en touchant du doigt un enfant différent, le suivant de la ronde, à chaque nouvelle syllabe que nous prononcions. Et cela les a fait rire, tout de suite ils ont été contents, mais le texte de Jacob était encore trop difficile. Et c’est alors qu’une fillette a proposé la comptine du Facteur n’est pas passé. Je ne la connaissais pas, je l’ai trouvée ravissante, peut-être à cause du plaisir qu’on a à déclarer que le facteur est bêêêête quand on peine soi-même à seulement répéter des vers très courts, et je leur ai promis d’en faire un M@P.

  3. Comprendre ce que disent les acteurs – les enfants qui s’essaient à ces jeux de langue – est la plus extraordinaire des disciplines. L’exemple que vous en donnez me donne le courage et l’envie de poursuivre .

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